10 Trucs agaçants dans les rayons mangas

Divers

 

1. Le faux Otaku

Le mec affalé par terre en train de bouquiner comme s'il était sur le tapis moelleux de sa chambre. Oui, vous savez, celui qui a les jambes tendues et que tu es obligé (e) d'enjamber pour passer. Celui-là. Et si c'est toi, eh bien sache qu'on te déteste. Tous. Nous te méprisons car tu n'es pas un vrai Otaku. Les vrais achètent le tome pour les lire chez eux ou ailleurs, puis le pose sur une étagère qui prend la poussière. Ou bien, lisent les scans. Et les otaku hardcore lisent les scans, puis achètent le tome une fois sorti. Bref, ô toi faux Otaku, tu n'es qu'une personne non respectueuse. C'est tout.

2. Le vendeur qui n'est pas spécialiste et ça se voit

C'est celui qui est en train de ranger les tomes reçus et qui passe plus de cinq minutes devant le rayon à chercher sur quelle étagère est rangée la foutue série qu'on lui a collé dans les pattes. Le même vendeur qui est à la recherche des Devils Line dans le coin des Josei. Et vous mourrez d'envie de lui dire qu'il ne va pas trouver de seinen là, mais vous n'osez pas. Et ça vous frustre. Beaucoup.

3. Les prix

Pas le montant à proprement parler, non. Ca, vous vous êtes fait une raison et puis, lorsqu'on apprécie vraiment une série ou un auteur, on ignore les râles de désespoir du porte-monnaie et on se fait plaisir. Là, je vous parle de la nouvelle marotte de certaines enseignes où les prix ne sont plus affichés derrière chaque tome mais sur une pancarte listant chaque éditeur avec un code couleur, lettré ou chiffré et qu'il faut perdre dix minutes à vous niquer les yeux sur une police minuscule pour arriver à trouver le tarif de votre tome. A tous les libraires concernés qui passent par-là : Fuck. Cordialement.

4. Les parents ou grands-parents

Il y en a toujours au moins un dans le rayon en même temps que vous. Ceux-là accompagnent généralement un mouflet ou un ado et déversent systématiquement leur florilège d'interrogations, celles qui vous hérissent le poil. "Pourquoi c'est écrit à l'envers?" "Tu connais?" "Les filles sont toutes nues, ne prends pas ça." "Il y a un livre avec un chat là, tu ne le veux pas?". S'il vous plaît, Maman, Papa, Mamie. Veuillez intégrer qu'une fille sans téton (ni fente) n'est pas une fille dénudée! Par contre, voir des mecs se battre torse poil, là, ça choque plus personne.

5. Le vendeur qui n'est pas spécialiste et ça se voit 2

Cette fois, c'est vous qui, lorsque vous ne trouvez pas le tome tant recherché, allez solliciter Monsieur ou Madame. Naturellement, vous lui donnez le titre, le tome et si vous êtes vraiment un bon otaku, l'éditeur. Puis il y a ce moment gênant de silence où il/elle vous regarde et vous demande de répéter le titre, voire de l'épeler. Finalement, vous lui collez votre smartphone sous le nez et envisagez même de laisser votre CV à la caisse.

6. Le classement

Alors là, il y en a de toutes sortes. L'ordre alphabétique, celui par genres (Shonen, Shojo etc…), par thèmes, les séries dites grosses licences puis les autres … Dans tous les cas, y aura toujours un truc agaçant ou mal rangé. Et c'est ainsi qu'on retrouvera chez certaines enseignes les yaoi planqués entre deux shojos, ou les ecchi, hentai & co à la vue de n'importe quel monstre adorable enfant pur et innocent.

7. Les light novels

Vous savez, ces romans qui ont donné naissance à bon nombre de séries animes à succès (Violet Evergarden, Spice & Wolf). Tout doucement, nous commençons à voir quelques rares spécimens arriver en France. Bien qu'issus du domaine "littéraire - manga" car souvent illustrés, nos librairies ont l'air convaincues que les bouquins partiront mieux s'ils sont classés avec la horde de romans jeunesse. Mais attention! Pas question de les ranger dans un petit coin intitulé "Light Novel", "Séries japonaises" ou quelconque autre appellation qui saurait nous indiquer l'existence de ces précieuses oeuvres à l'origine de nos mangas favoris. Que neni. Tu veux ton LN, tu vas dans le rayon littérature jeunesse et tu fouilles. En enjambant la pré-ado assise par terre les jambes tendues qui est en train de dévorer le dernier succès adapté chez Netflix. Alors que les romans Naruto écrits à la façon Bibliothèque Verte (j'aimais beaucoup cette collection, enfant), eux, ont leur place à la suite de la série manga, hein!

8. Les tomes emballés

Lorsqu'il ne s'agit pas d'une édition limitée, mais d'un premier tome, et que tu ne peux pas le feuilleter avant de l'acheter parce qu'il n'y a pas d'autre volume non emballé! Idem lorsqu'il y a une offre deux tomes, sauf que c'est pire parce que tu ne vois même pas le synopsis du premier. Par contre, tu peux feuilleter les hentai. Sans aucun souci. Hakuna Matata.

9. L'étiquetage

Encore une fois, si un libraire passe par-là : ARRETEZ de coller les étiquettes en plein milieu du synopsis! Vous n'êtes que de viles créatures aux intentions diaboliques visant à nous pourrir notre journée. Ne faîtes pas ça. Si le résumé nous plaît, nous achèterons le tome et vous gagnerez de l'argent. C'est le principe de l'échange équivalent.

10. Les antivols

Certes nécessaires mais planqués entre deux pages et difficiles à enlever. Donc, soit tu as acheté ton tome et tu le feuillettes consciencieusement pour enlever l'étiquette noire au risque de te spoiler, soit tu attends de tomber dessus et tu rageras si par le plus grand des hasards, le dit antivol est placé sur une page essentielle à l'intrigue. Voilà.

Si vous voyez autre chose, parlez-en, échangez, rencontrez d'autres gens aussi agacés que vous et faites de beaux enfants qui bouquineront dans les ray - Je plaisante. Ne faites pas ça. Jamais. Du moins pas d'enfant. Ou bien élevez-les bien. C'est important, vraiment.

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