Bientôt la fin des scans?

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L'Archipel cherche à resserrer son emprise sur les droits d'auteur après qu'une commission gouvernementale se soit tenue vendredi. Le but de cette commission : criminaliser le téléchargement d'images fixes de mangas, de romans et d'autres œuvres littéraires sans l'autorisation de leurs détenteurs. Adieu les mèmes qui nous faisaient passer le temps pendant que les profs nous recrachaient plus ou moins fidèlement les contenus pécho sur wikipedia. C'est triste.

De nouvelles mesures pour la protection des droits d'auteur

Dans son rapport final à l'Agence des affaires culturelles, le groupe d'experts soulignait la nécessité de réprimer les sites Web sur le piratage et invitait le gouvernement à élargir la portée des actes punissables, actuellement limités au téléchargement non autorisé de vidéos et de musique, à tous les contenus protégés par le droit d'auteur, notamment les images fixes.

Le rapport concluait que les contrevenants devraient faire face à une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à deux ans ou à une amende pouvant aller jusqu'à 2 millions de yens, voire les deux.

L'agence devrait présenter un projet de loi modifiant la loi sur le droit d'auteur et intégrant des contrôles plus stricts à la session ordinaire de la Diète (non, les japonais ne sont pas au régime, la Diète dite Kokkai 国会 représente le Parlement) à compter de lundi.

Le gouvernement devrait cibler non seulement les sites Web sur le piratage, mais également les contenus piratés utilisés sur les blogs par des particuliers et les réseaux sociaux.

Le rapport de la commission a également appelé à punir les opérateurs de "sites de sangsue" proposant des hyperliens vers des sites Web de piratage. Le gouvernement devrait étudier plus tard le type de sanctions qui conviendrait.

 

 

Mec, on est potes avec Eren, de la patience on en a à revendre.

Des mesures controversées

Certains experts se sont déclarés préoccupés par l’élargissement de la restriction, qui pourrait toucher un grand nombre d’internautes. La quantité d'images fixes disponibles en ligne dépasse de loin celle des vidéos et du contenu musical, et il serait difficile de déterminer comment les images ont été obtenues.

Lors de la réunion du groupe d'experts ce vendredi, un membre a suggéré d'adopter une approche plus prudente, précisant que certaines images, telles que celles contenant des textes, sont parfois collectées dans le cadre d'activités intellectuelles.

Certains experts ont déclaré que le gouvernement évitait de se lancer dans des discussions détaillées sur les types de téléchargements à réglementer, souhaitant apparemment finaliser rapidement les nouvelles règles.

 

 

Owiii, finalisons ma dépendance à toi, Scan-chan!

Le piratage, c'est pô bien

Les dommages causés aux éditeurs par un site de piratage japonais appelé Mangamura, devenu inaccessible en avril dernier, ont été estimés à environ 300 milliards de yens. Le site web, qui comptait plus de 100 millions de visites par mois, hébergeait des copies non autorisées de titres de manga populaires, notamment Shingeki no Kyojin et One Piece.

Le gouvernement japonais a pris une mesure d'urgence en avril et a exhorté les fournisseurs de services Internet à bloquer l'accès à trois sites de piratage, dont Mangamura. Le blocage de sites a été le premier cas appliqué en dehors des affaires de pornographie enfantine.

Le gouvernement avait d'abord cherché à légiférer pour bloquer l'accès aux sites Web hébergeant du contenu piraté, mais avait abandonné après que ses opposants eurent déclaré qu'il pouvait violer la confidentialité des communications, car il imposait l'accès aux données des abonnés.

 

Mais on vient de te dire que c'était pas bien.

Et nous, on fait comment? 

Une bonne nouvelle pour l'industrie littéraire et ses auteurs, mais qu'en est-il des fans notamment étrangers?

On a tous dans notre entourage cette personne qui scande "moi, je ne lis pas les scans", pour des raisons louables aux yeux des maisons d'éditions qui ne proposent pas encore toute de versions numériques. On a aussi tous cette personne parmi nos connaissances qui ne connaîtra jamais cette petite perle trouvée au détour d'une application, en anglais ou maladroitement traduite en français mais dont l'histoire curieusement originale et les personnages tendrement attachants ont su nous séduire! 

Pour les plus impatients d'entre nous, ces nouvelles mesures signent le début d'une lente agonie soumise à l'attente impitoyable des parutions de tomes des grosses licences et l'espoir parfois vain de voir arriver dans les rayons de nos librairies les oeuvres secondaires ou pro-carrières d'auteurs cultes. 

Oui, nan, qu'est-ce t'en dis? 

 

 

 

Source : JAPANTODAY
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