Carciphona t.4 : Black Bird toujours plus mystérieuse

Chronique

Cette fois-ci, nous nous retrouvons pour le quatrième tome de l’œuvre de Shilin HuangCarciphona édité chez nos amis de Chattochatto ! Sortie officielle du tome 4 le 23 août. 

Après une fin de tome 3 où nos compagnons étaient dans une situation assez difficile, nous en découvrons le dénouement ici. Mais avant ça, le tome débute sur une petite explication de l’origine des thérianthropes (tout cela en pages couleur), ainsi qu’un habituel et pratique récapitulatif des nouveaux personnages. De plus, je le répète, la qualité du papier est toujours excellente et aucune trace de bavure d’encre malgré les nombreuses pages sombres ! 

Alors que la déesse des thérianthropes se déchaîne de façon incontrôlée, Black Bird provoque une énième fois Veloce, cette fois-ci en évoquant son point faible :  son fidèle serviteur et protecteur Voncruen, à ce jour porté disparu. On en vient alors à se demander de quel côté est vraiment ce Voncruen, que l’on a aperçu uniquement en flash-back... 

Mais le comportement de Black Bird est vraiment étrange. Pourquoi n’attaque-t-elle pas directement Veloce ? Pourquoi se contenter de la provoquer ? Notre héroïne préfère lâcher l’affaire, s’avouant vaincue pour cette fois. Il y a plus urgent à régler et elle perdrait du temps à s’acharner sur Veloce. 

La déesse sème le chaos dans la faille, et alors que les sorciers du royaume s’efforcent de la retenir, les thérianthropes, aveuglés par leur dévotion, s’y opposent. Seul Meron, à qui l’on a inculqué les mêmes valeurs, mais qui a grandi avec les humains, sera partagé entre deux camps. On lui demande d’ailleurs de convaincre ses semblables d’arrêter leur folie. 

En effet, ceux-ci sont tellement aveuglés par leur loyauté qu’ils souhaitent mourir avec leur déesse. On en vient à se demander si les notions de la tradition et du devoir sont plus fortes que la survie elle-même. 

Malheureusement, la seule capable d’arrêter la déesse est Veloce, mais le mal a déjà été fait. 

On revient également sur la capacité étrange qu’a reçue Keritzel. Comment a-t-il pu les retrouver aussi facilement dans la faille ? Veloce explique qu’il s’agit d’un don, mais ça reste très vague. 

Nous avons également droit à une autre scène de combat entre Veloce et Black Bird (un tome de Carciphona sans ces deux-là n’est pas Carciphona). Et les scènes d’action sont toujours aussi plaisantes à regarder, nos deux ennemies restent incroyablement stylées. De plus, et ce n’est pas à négliger, nous en apprenons un peu plus sur notre « oiseau noir » ! Enfin, il était temps ! Avec toutes les questions qu’on avait ! Cependant, même si l’on voit enfin la mandataire du meurtre de Veloce et qu’on en apprend plus sur les raisons de ses actes, de nouvelles questions surviennent et on est aussi perdu que Veloce ! Shilin a vraiment le don d’en dévoiler juste assez pour appâter notre curiosité. 

On revient également sur l’enfance de Veloce, qui, malgré une apparence assez froide dans le présent, cache une grande gentillesse. On découvre que, petite, elle se sentait coupable du chaos semé par sa mère et ses ancêtres. Et cela ne m’étonnerait pas qu’au fond, ce soit toujours le cas. 

De plus, nous découvrons la mère de Veloce, qui, il faut l’admettre, n’est pas vraiment... sympathique. Mais elle est si incroyablement puissante, qu’elle est considérée comme une déesse vivante. On a d’ailleurs droit à un chapitre qui lui est dédié à la fin du tome. 

Enfin, le tome se termine sur un évènement qui ne nous donne qu’une seule envie : dévorer le tome suivant. En effet, Voncruen est bel et bien vivant, et on sait où il se cache ! 

Si je devais noter un point négatif également présent dans le tome 3, c’est la tendance à finir sur un chapitre flash-back. Je trouve que lorsqu’on enchaîne avec le tome suivant, on est un peu perdu avant de se souvenir de ce qu’il se passait dans le tome précédent, alors que le chapitre flash-back et l’avant-dernier aurait pu être inversés. 

Il s’agit d’un tome assez sombre, rempli de révélations et d’évènements inattendus qui nous tient en haleine. Il est très bien construit, alternant entre action, drame, moments de calme et flash-back. 

Le prochain tome promet encore plus de révélations et on trépigne déjà d’impatience à l’idée de l’avoir entre nos mains. Rendez-vous en janvier 2020 pour le tome 5 et je peux déjà vous dire une chose... la couverture est somptueuse ! 

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