Carciphona t.5 : Les larmes d'une carciphona

Chronique

           La première chose que j’ai à dire sur ce tome, c’est que lorsque j’ai enlevé la jaquette pour lire, j’ai découvert, encore une fois, une magnifique couverture de tome ! Je vous donne donc le conseil de toujours enlever vos jaquettes avant de lire, ça évite de les abîmer et il y a souvent de bonnes surprises en dessous.


La définition de la beauté.

           Enfin, le tome commence sur un sommaire très… sommaire justement, puisqu’ici il n’y a que deux chapitres. On s’attend donc à du lourd. Cependant, un petit récapitulatif des personnages et événements du tome précédent n’aurait pas été de refus, puisque l’histoire commence sur des faits qui n’ont rien à voir avec la fin du tome 4.

           Les carciphonas sont le sujet central de ce tome. Oui, il a fallu attendre le cinquième tome pour que celles-ci soient vraisemblablement au cœur de l’histoire. On y découvre en effet ce qu’il advient des carciphonas qui n’ont pas la chance de Veloce d’avoir un pendentif l’aidant à se contrôler. C’est lorsqu’ils deviennent fous qu’une certaine fée apparaît : une immortelle. Cette créature a pour but de récupérer ces enfants incontrôlables. Mais comme l’a si bien fait remarquer Veloce, pourquoi tout le monde agit contre eux seulement maintenant, alors que le monde connaît leur existence depuis bien longtemps ?

           Notre Veloce vit un véritable ascenseur émotionnel, puisqu’elle passe d’espoir à désillusion, et de tristesse à réconfort au fil des pages. En effet, persuadée de retrouver enfin Vocruen, elle a du mal à se contenir et va jusqu’à s’attirer des problèmes. Heureusement, un nouvel ami entre en jeu : Seroccrim, qui lui sauve la mise. Il s’agit d’un homme compréhensif et juste, mais j’avoue avoir du mal à lui faire confiance. Pour l’instant, il semble sincère, c’est peut-être moi qui suis parano.

           Toute la complexité du personnage de Veloce est mise en avant dans ce tome, puisqu’elle peut être extrêmement froide et dure envers Weirin et Keritzel quand il s’agit de Vocruen. Alors même si elle paraît insensible, elle se révèle assez à fleur de peau et même fragile, au final. On en vient alors à parler d’amour, qu’elle qualifie de « différent » par rapport aux sentiments qu’éprouve Merin pour Keri. Mais moi, j’aurais bien aimé savoir si elle l’aime vraiment en tant que frère ou autre chose. Peut-être qu’elle-même ne le sait pas vraiment…

           À la fin du tome, notre protagoniste se retrouve au bout du rouleau et on la voit même pleurer à chaudes larmes. Contre toutes attentes, c’est Weirin qui trouve les mots et qui agit pour la réconforter, lui disant que si cet homme tenait vraiment à elle, il ne jouerait pas avec sa confiance comme ça et ne la ferait pas souffrir, même si ses desseins sont justifiés. Veloce, qui paraissait assez agacée par la jeune fille, lui avoue alors qu’elle a souvent été sa « voix de la raison ». Elle déclare également qu’elle a conscience qu’elle a de vrais amis à ses côtés, mais que le vide qu’a laissé Vocruen est trop grand pour être si facilement comblé.

           Enfin, dans tout ceci, l’immortelle a causé pas mal de dégâts et se fait capturer. Mais je trouvais ça trop facile. Une évasion était prévisible, et elle s’en prendra à notre Veloce à fleur de peau. Pour la première fois, elle se retrouve en vraie difficulté puisqu’elle se fait envoûter comme les autres carciphonas, et on a peur que sa nature soit plus forte que sa raison. Heureusement, elle arrive à résister, mais reste inconsciente.

           C’est à la fin du tome qu’une apparition que nous n’attendions plus a lieu : Vocruen est là ! Bien que cela soit une bonne nouvelle pour nous, et une mauvaise pour la fée qui a osée s’en prendre à Veloce, ce qu’il déclare risque de ne pas plaire à notre carciphona lorsqu’elle se réveillera...

           Une autre chose que j’ai remarqué, c’est que la musique a une place importante dans ces chapitres : Keritzel apprend à invoquer les esprits saints à l’aide d’une mélodie au violon, Vocruen joue et chante lors d’un flash-back sur Veloce et l’immortelle envoûte les autres par la chanson. Shilin Huang explique qu’elle a dû choisir entre sa passion pour la musique, notamment le piano, et l’art. Elle a donc choisi le dessin, mais la musique reste omniprésente dans sa vie et son manga. J’aimerais bien voir un jour une adaptation animée de Carciphona, rien que pour les musiques !

           Au niveau des dessins, il est évident que l’auteur s’améliore de tome en tome, bien que parfois les décors restent assez vides ou blancs, mais j’adore toujours autant le chara-design des personnages ! Et je n’avais jamais fait la remarque, mais les prénoms des personnages sont assez originaux (Keritzel, Merin, Vocruen, etc). Je sais bien que l’œuvre n’est pas purement asiatique et qu’il est normal de ne pas avoir des prénoms « communs », mais je serais curieuse de savoir s’ils ont une véritable signification et d’en connaître les origines.


J'ai littéralement éclaté de rire sur cette planche.

        Malgré les événements assez durs qui se déroulent dans ce tome, l’auteur arrive toujours à ajouter une touche d’humour qui fait du bien. Sans mentionner que les tomes se finissent toujours sur des retournements de situations inattendus ! On a hâte du combat Vocruen vs l’immortelle et encore plus de voir la réaction de Veloce quand elle ouvrira les yeux ! La suite dans le tome 6 !

Synopsis :

Veloce se précipite vers Medrisen avec un empressement qui rend perplexes Keritzel et Weirin. Avec des informations cruciales sur l’endroit où se trouve Vocruen, elle espère le retrouver aux célébrations du Saint-Esprit. Une fois là-bas, ils réalisent qu’ils ne sont pas les seuls à la recherche de quelqu’un de précieux. Sur leur chemin, ils trouvent un être mythique : un immortel.

Source : Chattochatto
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