Don’t Call Me Magical Girl, I’m OOXX : Le rêve d’une vie ordinaire

Chronique

      Aujourd’hui, on se retrouve pour une review de la nouvelle pépite de ChattoChatto, Don’t Call Me Magical Girl, I’m OOXX de Yang Chi Cheng, qui est une série en cours à Taiwan avec 4 tomes. À l’origine, le premier tome devait sortir en octobre, mais a été repoussé au 22 novembre. Pour se faire pardonner, l’éditeur a ajouté une jaquette réversible ! Le premier chapitre est également disponible ici.

      Tout d’abord, j’étais tombée amoureuse de la jaquette d’origine (même si j’adore la deuxième), alors autant dire que j’aime beaucoup les dessins de l’auteur : un trait qui donne un air mignon, mais plein de charisme aux personnages ! De plus, les scènes d’actions sont très dynamiques, bien que j’aie eu tendance à m’y perdre lorsqu’elles étaient en double page (mais j’ai toujours du mal avec ça, c’est pas nouveau…).

      Mais de quoi ça parle ? Eh bien tout simplement de Sakura, une magical girl qui n’aspire qu’à une chose : devenir une humaine ordinaire. Cependant, pour réaliser son vœu, il lui faut terrasser bon nombre d’esprits, au détriment de la ville qui pâtit de ces affrontements à répétition. Car notre héroïne est loin d’être délicate. Je dirais même qu’elle est impulsive et bourrine, pour notre plus grand bonheur. Sakura doit donc s’occuper des esprits, mais aussi d’une certaine rivale qui ne cesse de la provoquer, Metanonne, ainsi que d’une autre magical girl surnommée officieusement « Airman ». C’est donc lors d’un affrontement que les trois jeunes filles sont révélées au grand jour, car jusqu’à maintenant les humains ne pouvaient pas les voir sous leurs vraies formes. Elles doivent alors assumer la destruction des nombreux bâtiments et répondre au mécontentement des habitants…

      Ce titre est pour le moins original ! En effet, celui-ci prend les codes des magical girl à contre-pied pour inverser la tendance. D’habitude, c’est une jeune fille qui se voit attribuer miraculeusement des pouvoirs magiques, alors qu’ici, Sakura ne rêve que de devenir une banale humaine. Comme dit plus haut, notre petite poupée rose est loin des clichés des héroïnes classiques du genre : rentre-dedans, impulsive et parfois même complètement barrée, elle est donc à l’origine de nombreux sourires lors de la lecture ! Même si ses deux acolytes ne sont pas en reste, l’humour étant prédominant dans ce tome, sans empêcher les filles d’être charismatiques et attachantes. Et bien que beaucoup de personnages arrivent d’un coup dans ce tome, c’est fait de façon à ce qu’on ne soit pas perdu et toutes les filles sont très bien présentées.

      D’ailleurs, Sakura pourrait être qualifiée d’anti-héroïne, car celle qui incarne fièrement l’amour et la justice n’est autre que Metanonne, qui cherche toujours des noises à Sakura, qui de son côté cherche plutôt à fuir son destin de magical girl. Mais on comprend vite que cette nonne aux attaques bien représentatives est plus une rivale qu’une véritable ennemie, puisque le petit surnom de Sakura vient d’elle.

      Ce que je trouve également original, c’est que les combats des protagonistes ont une réelle conséquence sur la ville et leurs habitants. Ce « détail » est, je trouve, trop souvent oublié au profit du scénario.

      Le tome s’achève sur beaucoup d’interrogations : d’où viennent les magical girls ? Sakura raconte qu’elle n’a aucun souvenir de quand elle était dans la mer… Et pourquoi est-elle la seule à avoir une sorte de guide, la fameuse petite crevette rose pendue à son sac qu’elle utilise également pour se transformer ? Et comment a-t-elle fait pour intégrer la famille chez qui elle réside ? Est-ce qu’elle nous a fait une Gigi ? (j’espère qu’elle ne finira pas comme elle d’ailleurs…) Et puis pourquoi le ponsceau (ce qui relie le monde des esprits et le monde réel) a-t-il soudainement été rompu la première fois ? Qui est cette mystérieuse (et très stylée) ennemie déboulant dans le dernier chapitre ? Et-elle est vraiment méchante ?

      Oui, on se pose cette question, car on s’habitue aux mises en scène de l’auteur ! Elle s’amuse visiblement à jouer avec les codes pour nous surprendre et nous mener en bateau. Ne vous fiez pas aux apparences !

      De plus, je ne sais pas si c’est volontaire ou non, mais la scène où Sakura cherche un esprit m’a énormément fait penser à Bleach lorsqu’ils chassent les hollows !

      Enfin, entre chaque chapitre, nous avons droit à deux scénettes amusantes, qui détaillent aussi un peu plus le caractère de chaque personnage. Et ne vous en faites pas pour les prénoms (si vous êtes comme moi), bien qu’il s’agisse d’une série taïwanaise, les héroïnes ont chacune des noms très simples à retenir qui tendent plus vers le japonais et l’anglais, donc aucun souci à ce niveau-là !

À découvrir en librairie dès vendredi, et le second tome sortira en janvier. Bonne lecture !

Synopsis :

Sakura et ses semblables se battent pour des raisons qui leur sont propres ; une souhaite conserver ses pouvoirs surnaturels, une autre cherche à protéger sa ville et la dernière souhaite mener une vie tranquille. Au cours de leurs différentes rixes et par inattention elles détruisent peu à peu la ville. Lors d’une chasse aux esprits et alors que toutes trois se disputent comme à leur habitude, une force inconnue les révèle par surprise aux yeux de tous. Elles qui vivaient jusqu’alors dans l’ombre, les voilà donc exposées au public pour la première fois, condamnées à dédommager les citoyens…

Genre : Aventure, Fantastique

Source : Chattochatto
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