Dragon Metropolis t.1 : Quand le steampunk s’invite dans l’Histoire de Chine

Chronique

Aujourd’hui, je vais vous parler de la dernière série en date de Chatto Chatto, signée par l’auteur chinois BARZ Jr. et terminée en 5 tomes : Dragon Metropolis.

Celle-ci est une petite surprise de la part de notre partenaire, étant donné que je ne l’avais pas vraiment demandée. En effet, à la base peu intéressée par le genre steampunk, ça a été l’occasion de me faire découvrir une série vers laquelle je n’aurais pas forcément été. D’autant plus que le kit presse était vraiment sympathique.

Je peux donc vous dire que si vous êtes comme moi, vous n’aurez pas vraiment de souci, en tout cas pour ce tome 1. Le steampunk est évidemment une partie intégrante du récit, mais en toile de fond. D’ailleurs, on voit que les décors bénéficient d’un intérêt tout particulier et que le souci du détail est réellement présent.

L’auteur, BARZ Jr., est doté d’un trait à la fois très agréable au niveau du chara-design, mais aussi très vif durant les scènes d’action grâce à un trait hachuré. De plus, j’ai remarqué que la plupart des planches sont assez sombres. Ceci n’est pas un défaut, surtout étant donné la qualité du papier de l’éditeur qui permet une profondeur du noir et de ses dégradés sans aucune bavure. C’est un style qui me plaît vraiment bien.

Pour rester sur l’aspect technique, cette série a droit à une jaquette veloutée, douce au toucher, un ex-libris offert aléatoirement parmi trois modèles différents, ainsi qu’à un mini-poster et des pages couleurs. Enfin, s’il y a un point qui pourrait être amélioré, c’est le texte de la narration. Il y en a beaucoup et une autre mise en page aurait pu être plus agréable à la lecture.

Enfin, dans le mot de l’auteur, celui-ci nous explique qu’il a voulu retranscrire le moment historique où la Chine du XIXe siècle s’est ouverte sur le monde, avec ses bouleversements, et ce en utilisant le côté technologique du style steampunk. J’ai trouvé ça très original et même mieux qu’un « simple » récit historique sans modification.

Concernant l’histoire maintenant. Ce tome introduit, je pense, les trois personnages les plus importants de la série, à commencer par le héros qui se trouve être amnésique. Il garde avec lui un carnet de notes qui lui explique qui il est et la situation de la ville qui souffre de profondes inégalités. On apprend rapidement le pourquoi du comment de cette absence de souvenirs, mais pour ne rien vous spoiler, je n’en dirai pas plus.

Sachez toutefois qu’il s’agit d’un héros qui, au début, n’en a pas vraiment l’air. En effet, il est nonchalant, malpoli, impulsif et même bourru, mais pourvu d’une force brute exceptionnelle. Évidemment, il n’en reste pas moins gentil et se découvrira même une âme de justicier, allant jusqu’à se renommer Long Zhengyi, littéralement « Justicier Dragon », me rappelant un bon vieux All Might de My Hero Academia. Même s’il n’en a pas (encore ?) la carrure, ls partagent quoi qu’il en soit le même objectif.

On nous présente également les antagonistes : la société Excalibur, s’étant enrichie en modernisant le pays grâce au mécanisme Never-Ending. De ce que l’on peut voir, il s’agit d’une société assez capitaliste qui se fiche éperdument de la pauvreté et des problèmes qu’elle a pu causer. En tout cas, c’est le ressenti qu’on a lorsque l’on rencontre sa première représentante.

Mais il y a d’autres problèmes au sein de cette ville, puisque l’on peut voir les anciens, qui souhaitent protéger les traditions et les lieux sacrés, s’opposer à ceux qui veulent moderniser la ville. L’ouverture sur le monde a également permis aux étrangers de s’y installer et, malgré les années qui passent, des problèmes de racismes persistent.

C’est lorsque notre héros se retrouve serveur dans un grand restaurant, en compagnie de You, une collègue au caractère bien trempé, que l’histoire prend une tournure policière. Des scènes très dures sont également présentes, telles que le meurtre, le suicide, la guerre, etc.

Enfin, le tome se conclut sur l’apparition d’un nouveau personnage féminin très classe et fort, dont nous n’avons pas le nom. Elle est haut placée dans la société et vient en aide à notre héros, en difficulté lors d’un affrontement qui soulève le problème suivant : faut-il lutter contre la technologie, ou vivre avec ? Les deux ont du pour et du contre.

On découvre alors dans les dernières pages qu’une organisation semble vouloir lutter contre la puissance d’Excalibur…

En tout cas, j’espère que You et cette nouvelle jeune femme resteront tout le long de la série, car j’avoue les avoir franchement bien appréciées. Mais puisqu’elles apparaissent sur les ex-libris offerts, j’imagine (j’espère) que oui !

Synopsis :

La dynastie des dragons, un pays ancien avec une longue et profonde histoire, devient de plus en plus prospère grâce à l’invention de la machine à mouvement perpétuel. À l’instar d’une locomotive, la machine Never-Ending guide la ville dans sa quête de changement et d’innovation.

L’histoire est centrée sur un héros nommé Long Zhengyi, qui a subi de graves pertes de mémoire. Après s’être réveillé dans une ville inconnue, il découvre peu à peu la vérité cachée du pays à travers les notes qu’il avait écrites auparavant – Dragon Metropolis n’est rien d’autre qu’un gros gâteau divisé par les grandes puissances. L’obscurité pourrie sous la surface est la dévastation provoquée par la machine à mouvement perpétuel. En outre, ce qu’il découvre dans les notes l’avertit de quitter la ville mourante le plus tôt possible.

Genre : Fantasy, Action, Aventure

Source : Chattochatto
Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Pinterest

Vous pourriez aussi aimer