Review

Laughter in The end of The World, un monde dévasté par les démons

By Lassia
Mar 12, 2019 15:30

Les éditions Shiba ont lancé en Février un projet Ulule pour récolter des fonds, et lancer leur premier manga : Laughter in The end of The World (Shūmatsu no Laughter). Il s'agit d'un one shot signé Tanabe Yellow, connu en France pour Kekkaishi publié chez Pika (2006). C'est un shonen datant de 2012, publié dans le Shuukan Shonen Sunday avant d'être édité par Shogakukan.

Nous avons pu découvrir le one shot en avant première grâce aux éditions Shiba ! Nous les remercions chaleureusement et nous vous invitons donc à les retrouver sur leurs réseaux sociaux : Facebook et Twitter. Le tome sortira officiellement le 23 Mai en librairie à 8€.

Tout d'abord, sachez que même si l'éditeur nous a gentiment envoyé un tome, j'ai participé à la compagne Ulule pour les soutenir ! Ce qui signifie également qu'on vous réserve des surprises, restez connectés !

Premièrement, ce qui m'a donné envie de m'intéresser à ce one shot, c'est les graphismes. La jaquette est vraiment belle, et annonce de bonnes choses pour la suite du tome !

L'histoire débute sur une explication de ce monde dans lequel on entre. Un monde lugubre, ayant sombré dans le chaos à cause des vices des humains. Un démon est apparu pour les punir, mais l'humanité a réussi à le vaincre en découpant son corps en morceaux. Cependant, ces derniers se sont dispersés pour prendre possession d'individus qui ont alors été qualifiés de "démons" par les mortels, ayant acquis l'immortalité et possèdant la marque du démon. Luca et sa jeune soeur partent alors en chasse de ces "démons" qui sèment le trouble parmi la population.

Ainsi, nous suivons l'une de leur chasse, au cours de laquelle nous découvrons les préjugés qu'ont les villageois sur les "démons" qui, au final, ne sont devenus mauvais qu'à cause du rejet des autres. En effet, le côté psychologique de ces "démons" est bien travaillé. Nous avons donc Godot qui nous est présenté comme l'ennemi du village, exigeant femmes et vivres non loin de là. Luca cherche alors à le comprendre pour mieux l'éliminer, car les démons se dévorent entre eux pour devenir plus forts. Mais une fois devant lui, Luca comprend qu'il n'a juste jamais été écouté, qu'il a été rejeté purement et simplement par ses proches à la vue de la marque du démon, sans oublier qu'il a été tué à maintes reprises, ce qui l'a fait sombrer. 

Malgré le fait qu'il s'agisse d'un one shot, nous avons droit à quelques flashbacks pour approndir les personnages, notamment le passé de Luca et de sa soeur, qui suit la révélation étonnante de ce tome ! Mais qui montre encore une fois toute la cruauté dont peuvent faire preuve les humains quand la peur prend le dessus...

Luca et sa soeur nous sont tellement sympathiques que la fin m'a personnellement beaucoup frustré. On en vient à traiter les villageois de jolis noms d'oiseaux pour leur lâcheté et leur stupidité. Heureusement, deux humains sauvent la mise, les deux seuls avec qui la fratrie aura réussi à sympathiser, ce qui nous laisse une petite lueur d'espoir en l'humanité.

D'ailleurs, certains aspects psychologiques auraient mérité d'être plus développés pour être mieux compris par le lecteur, de même que la malédiction qui frappe les protagonistes. Comme il s'agit d'un one shot, je comprends qu'il a fallu aller plus ou moins vite, ce qui nous laisse un goût de trop peu quand on achève notre lecture. J'ai cependant passé un agréable moment, avec des dessins très beaux, des scènes d'actions claires et des révélations étonnantes ! Aucune faute ou presque pour un premier titre, on voit que les Éditions Shiba prennent très à cœur leurs publications.

Je vous recommande donc ce one shot, un titre judicieusement choisi par les Éditions Shiba !

Mots clés : ONE SHOT REVIEW Laughter in The End of The World

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