Review

Quand la neige m'appelle, le renouveau du cultissime conte japonais

By Lassia
Mar 18, 2019 12:02

Quand la neige m’appelle est le nouveau one shot de notre partenaire Chattochatto, qui nous a permis de découvrir l’œuvre de Makoto Aizawa en avant-première ! Ce seinen qui remet au goût du jour un conte cultissime japonais sortira officiellement le 28 Mars, et en attendant, on vous livre nos impressions... sans spoil ! (du moins on va essayer)

À noter que le titre a été récompensé par un prix spécial aux “Kono Manga ga Sugoi 2015” et ses planches originales ont récemment fait partie d’une exposition au musée d’art d’Okayama au Japon.

La première chose qui m’a marquée, c’est le style graphique. En effet, dans le document joint au tome envoyé par l’éditeur, on nous dit qu’il est “très subtil, proche de l’aquarelle”, et je confirme, c’est un trait très particulier mais tout autant agréable ! J’ai découvert un style inconnu mais qui m’a énormément plu... Je suis bien d’accord avec Chattochatto qui explique que ce style graphique convient parfaitement aux néophytes des mangas, car je n’ai pas vraiment eu l’impression d’en lire un, et ce n’est pas un point négatif ! Grâce à ce style particulier, l’impression de mélancolie est bien présente, et une attention toute particulière aux décors est apportée avec, évidemment, de jolis plans sur les paysages enneigés.

Concernant l’histoire, les évènements s’enchaînent rapidement (mais c’est un one shot, encore une fois, donc ça ne m’a pas trop étonnée), même si les réactions du personnage principal m’ont laissée dubitative par moments, et que certaines choses m’ont échappé, j’imagine que ça fait partie du côté mystérieux de ce conte, et donc libre à nous de trouver les réponses à nos questions. On ressent quand même de l’incompréhension à la réaction de Yuki à la fin, pourquoi doit-elle fuir le bonheur qu’elle a enfin trouvé ? Au final, nous suivons l’entièreté de l’histoire à travers les yeux de Sakai, on ne sait rien de Yuki, on s’y attache et on subit sa disparition. On ne nous explique pas grand-chose, ce qui ne fait qu’épaissir le mystère...

De plus, la lecture est assez mélancolique de par le peu de dialogues présents. Il n’y en a vraiment pas beaucoup comparé à un manga habituel, ça m’a étonnée, mais on s’y fait vite. Aussi, aucune parole n’est superflue.

Le dramatique est bien présent également, de façon assez gratuite je trouve mais résultant en des passages touchants (Silent Voice toi-même tu sais) et, j’avertis tout de même, la première fois que j’ai ouvert le tome au pif pour feuilleter, je suis tombée sur une scène de fesses ! Pas vulgaire pour autant, mais je préfère prévenir (ahah).

Nous avons également droit, entre chaque chapitre, à un extrait de l’œuvre originale de Lafcadio Hearn, comme une piqûre de rappel correspondant aux passages retranscrits.

On passe vraiment par beaucoup de sentiments à travers cette courte lecture, et elle a réussi à me laisser sur le cul, si bien que j’ai dû prendre plus de temps que d’habitude pour rassembler mes idées pour cette review (n’en garantissant pas la qualité du coup *sort*).

L’éditeur nous prévient dans le synopsis du one shot : “Quand la neige m’appelle laissera longtemps son empreinte mélancolique dans votre cœur, comme des pas dans la neige”. Et en effet, on ressent vraiment qu’il s’agit d’une œuvre singulière, unique, à laquelle on aura du mal à trouver des comparatifs.

Mots clés : REVIEW quand la neige m'appelle

Articles Similaires :
Partager :